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Bonlook analyse le cycle de vie de ses produits

Des lunettes à l’emballage, Bonlook souhaite réduire l’impact environnemental de ses produits

L’entreprise familiale fondée en 2011 par Sophie Boulanger et son frère Louis-Félix compte aujourd’hui plus de 300 employés et plus de 30 magasins à travers le pays. Ensemble, ils ont transformé l’industrie de la lunetterie, en offrant des lunettes d’inspiration design à des prix beaucoup plus abordables que ce qui existait déjà et ce, en éliminant les intermédiaires et en s’occupant du design de leur propre marque de montures. 

Toujours à l’affût des changements novateurs pour se démarquer, Bonlook a choisi d’adopter des pratiques écoresponsables. L’entreprise bénéficie du support financier et de l’accompagnement d’un expert via le programme du Fonds Écoleader. L’analyse du cycle de vie de certains de leurs produits avec Groupe AGÉCO comme expert, leur permettra d’atteindre leur but : devenir un leader en développement durable dans leur secteur d’activités. 

En pleine réalisation de leur mandat, nous nous entretenons avec Jacynthe Imbeault-Tétreault, responsable du projet en essor écoresponsable chez Bonlook.

Quel est votre rôle en lien avec l’essor écoresponsable de votre entreprise?

Je suis responsable des initiatives environnementales et sociales de la compagnie. Je fais donc de la recherche pour identifier les opportunités, recevoir les suggestions de mes collègues, présenter les coûts potentiels et amasser les données à l’intérieur de l’entreprise pour connaître notre impact actuel. De plus, je joue aussi un rôle par rapport à la coordination interdépartementale à ce sujet et à la réalisation des projets approuvés.

Quel a été l’élément déclencheur à l’origine de votre projet d’adoption de pratiques écoresponsables? 

Notre CEO et co-fondatrice, Sophie Boulanger, a vraiment à coeur les enjeux environnementaux et sociaux, tout comme moi!  Étant une entreprise axée sur l’innovation et oeuvrant dans une industrie comportant des déchets plastiques, nous souhaitons être précurseur sur le plan environnemental et social dans notre domaine. Nous sommes donc toujours à l’affût des nouvelles pratiques plus vertes, des nouveaux produits développés plus écoresponsables, etc. C’est un travail perpétuel qui dépasse l’analyse de cycle de vie de nos produits. Trouver une solution écologique n’est pas une finalité. Nous cherchons toujours à nous améliorer.

Quels ont été les principaux défis rencontrés durant la planification ou la mise en œuvre de votre projet? Comment les avez-vous surmontés? 

Nos plus grands défis sont relatifs aux coûts, au temps disponible par le personnel, à la disponibilité de produits ou matériels approvisionnés localement et à ce que nos fournisseurs externes sont en mesure de nous offrir en terme de produits, services et informations. L’aide du Fonds ÉcoLeader nous a permis de réduire les coûts de notre analyse de cycle de vie et enfin, de débuter ce projet. 

Quels ont été les principaux facteurs de succès du projet? 

Notre projet est actuellement sur pause en raison de la pandémie. Nous pourrons le reprendre bientôt afin de le compléter mais une des raisons pour lesquels le projet s’est bien passé jusqu’au début de la pandémie est la collecte de données rigoureuse. 

Quelles personnes ressources vous ont le plus aidé?

L’équipe d’Ageco nous a grandement aidé. C’est un des membres de leur équipe qui nous a parlé du Fonds ÉcoLeader. Aussi, nous nous basons sur le B Corp Assessment pour cheminer dans notre démarche de développement durable. Les ressources offertes par le B Lab et l’aide des gens impliqués chez B Corp Québec nous ont beaucoup apporté. Nous avons aussi consulté la firme Credo Impact qui nous a aidé par rapport à notre impact social, notamment pour comprendre comment intégrer nos actions socialement positives à la stratégie et au savoir faire de l’entreprise. 

Parmi les résultats environnementaux, économiques et sociaux du projet, qu’est-ce qui vous rend le plus fier? 

Notre analyse de cycle de vie de produits se poursuit toujours avec le Groupe Ageco. Ceci dit, ce qui nous rend le plus fier dans notre démarche de développement durable est de trouver une alternative locale qui n’est pas néfaste pour l’environnement et à un coût égal ou moindre. C’est ce que nous avons réussi à faire en changeant nos produits nettoyants au bureau chef, nos papiers hygiéniques et le matériel de nos affiches dans le haut de nos sections en boutique. 

Aussi, nos actions positives dans la communauté nous rendent particulièrement fiers; notamment avec VOSH Waterloo et l’organisme Famijeunes! Nous souhaitons nous impliquer davantage et être une entreprise avec un impact social positif et durable.   

Quel serait votre premier conseil à offrir à une entreprise voulant se lancer dans un projet semblable?

Il faut s’assurer de consulter des experts en la matière pour éviter de choisir des options qui ne sont pas vraiment mieux pour l’environnement. Il faut avoir une démarche rigoureuse et approfondie et poser beaucoup de questions, même si obtenir les réponses n’est pas toujours une chose facile!

En terminant, comment entrevoyez-vous la relance économique?

Malgré que j’espère une relance économique plus verte ou du moins, axée sur l’achat local, nous voyons avec la réouverture de nos boutiques une augmentation significative de nos déchets et de nos coûts d’opérations avec l’application des nouvelles mesures sanitaires. Je crois que malgré tout, il est important de garder le cap et de continuer à changer les choses pour réduire notre impact environnemental et augmenter notre impact social positif!

 


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