• Gestion des matières résiduelles

Les technologies propres appliquée aux matières résiduelles

Cette fiche technique a été élaborée par Écotech Québec, pour le Fonds Écoleader

Préambule : cet article se concentre sur la gestion des matières résiduelles vue par le prisme des technologies propres soit les procédés de recyclage et de valorisation. Pour en savoir plus sur la hiérarchie des 3RVE, et les certifications ICI ON RECYCLE d’autres ressources sont disponibles sur le site du Fonds Écoleader.

 

1.   Définition et enjeux

Les Québécoises et les Québécois produisent en moyenne 25 tonnes de matières résiduelles non dangereuses chaque minute. La quantité de déchets par habitant est ainsi passée à 697 kilogrammes (kg) en 2018, contre 685 en 2015[1].

Parmi ces déchets seuls 8,4 % sont récupérés par la collecte sélective tandis que près de la moitié s’en va directement dans les sites d’enfouissement[2].

Selon le portrait de la gestion des matières résiduelles par secteur, les entreprises privées génèrent un quart de ces matières résiduelles[3] et peuvent donc avoir un rôle important à jouer dans la diminution des déchets au Québec.

En effet, chaque déchet généré au Québec contribue à des émissions de GES significatives surtout s’il est envoyé à l’enfouissement : une tonne de déchets enfouie correspond ainsi à 1,6 tonne de GES émis. La gestion des matières résiduelles a également d’autres impacts négatifs sur l’environnement (pollution des eaux, contribution aux changements climatiques, etc..) et la société (pénurie de main-d’œuvre, conditions de travail difficiles, etc..). Plusieurs lois et règlements permettent de diminuer ces impacts. Le choix d’une technologie propre adéquate peut également contribuer à diminuer l’empreinte des matières résiduelles sur l’environnement.

2.   Technologies propres applicables

D’après l’institut de la statistique du Québec, 65,4 % des entreprises du Québec disent utiliser une technologie propre et que la vente des biens et services environnementaux et TP au Québec a bondi de 55 % entre 2017 et 2018[4]

Il existe au Québec, plus de 350 entreprises dans le domaine des technologies propres, qui représentent près de 9 000 emplois, plus d’1 milliard de revenu annuel total et près de 30 millions d’investissements annuels en R&D[5].

L’expertise des innovateurs en technologies propres au Québec se décline dans de nombreux secteurs adaptés aux réalités des entreprises d’ici :

  • Valorisation énergétique (transformation des déchets en énergie et en sous-produits valorisables)
  • Biométhanisation (pour en savoir plus ici)
  • Valorisation de la biomasse (en particulier à l’aide du chauffage à la biomasse résiduelle)
  • Écologie industrielle
  • Recyclage de polymères, dont le polystyrène
  • Tri mécanisé de pointe
  • Équipements de traitement

3.   L’apport du Fonds Écoleader

Les technologies propres sont donc une solution efficace et innovante permettant d’augmenter la compétitivité du secteur tout en accélérant la transition vers une économie verte. Grâce au Fonds Écoleader et à son appui financier, les entreprises qui souhaitent améliorer la gestion de leurs matières résiduelles peuvent désormais bénéficier de soutien pour :

  • Réaliser l’analyse des besoins (ex. : étude de faisabilité sur un approvisionnement à la biomasse),
  • identifier des technologies propres adaptées (ex. : étude de faisabilité en production de gaz naturel renouvelable),
  • Ou encore, calculer une estimation des coûts nécessaires à leur projet et s’assurer de leur rentabilité financière (ex. : étude de marché sur le potentiel de valorisation de matières résiduelles).

[1] MELCC  https://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/inter.htm

[2] Source : Bilan 2018 de la gestion des matières résiduelles au Québec de Recyc-Québec

[3] Portrait de la gestion des matières résiduelles dans le sous-secteur institutionnel au Québec 2004-2009 https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/portrait-gmr-ici-04-09.pdf

[4] Technologies propres, 2021, Institut de la statistique du Québec, https://statistique.quebec.ca/fr/document/tableau-de-bord-pour-la-mesure-economie-verte/publication/indicateurs-technologies-propres#indicateurdeux

[5] Panorama des Cleantech au Québec, 2018, EY: https://ecotechquebec.com/documents/files/Etudes_memoires/panorama-cleantech-ecotech-quebec-ey.pdf